Facteurs de risque

 

1)      Facteurs intrinsèques :

 

-          L’âge : chez les sujets jeunes en période de croissance et chez les sujets de plus de 40 ans.

-          Troubles morphologiques articulaires (type d’acromion, genu varum etc)

-          Le myotype et déséquilibres musculaires (notamment agoniste/antagoniste)

-          L’hyperlaxité constitutionnelle

-          Les facteurs métaboliques : troubles lipidiques, hyperuricémie etc.

 

2)      Facteurs extrinsèques :

 

-          Le caractère répétitif du geste du nageur

-          Le type de nage

-          La respiration unilatérale (en crawl)

-          Les erreurs dans la préparation physique, l’excès d’entrainement

-          Le matériel utilisé (plaquettes, palmes etc)

 

Les lésions de surmenage ont le plus souvent une origine multifactorielle, le caractère répétitif du geste, le niveau de pratique et l’âge constituent les éléments les plus importants [4].

 

 

La croissance : une phase critique pour l'organisme

 

Tout le monde a déjà entendu la célèbre phrase de Claparède (1937) :

 

"L'enfant n'est pas un adulte en miniature et sa mentalité n'est pas seulement différente quantitativement, mais aussi qualitativement de celle de l'adulte, de sorte qu'un enfant n'est pas seulement plus petit, mais aussi différent"


L'une des principales raisons pour lesquelles l'entrainement de l'enfant et de l'adolescent n'est pas un entrainement pour adulte "en miniature" est que, contrairement à l'adulte, l'enfant est encore en période de croissance et que les multiples transformations physiques, psychiques et psychosociales ainsi que les particularités de développement ont des répercussions sur l'entrainement dans ces catégories d'âge.

 

Partant de ce constat il convient d'établir les bonnes bases d'un développement physique et psychique harmonieux et préventif. En effet, le début d'un entrainement de compétition doit toujours être précédé d'un examen général, orthopédique, médical et paramédical de manière à dépister tous les troubles éventuels du système moteur actif et passif et cardio-vasculaires qui pourraient être dangereux par la suite. Cet examen doit être reconduit à intervalles réguliers, de manière à éviter les effets du surmenage résultant de l'entrainement.

 

Le processus d'entrainement affine, restructure et rend plus économique les différents processus de contrôle moteur. Les mouvements, exécutés au départ avec intervention des centres corticaux supérieurs s'automatisent de plus en plus et passent progresssivement du contrôle cortical au contrôle sous-cortical. Ainsi plus les troubles sont pris en charge tôt, plus les exercices visant à équilibrer les synergies agonistes/antagonistes seront intégrés dans les schémas moteurs. 

La tolérance de charge individuelle de l'appareil osseux, cartilagineux, tendineux et ligamentaire constitue un élément limitatif de la programmation de l'entrainement, dans la mesure où les structures en voie de développement de l'appareil moteur passif n'ont pas encore la résistance qu'elles ont chez l'adulte.

 

L'entrainement de l'enfant et de l'adolescent doit donc privilégier le développement optimal d'habiletés et de techniques motrices diverses et ciblées et l'élargissement de l'expérience motrice. L'entrainement des capacités de la condition physique se fait en parallèle, mais uniquement dans la mesure où l'acquisition de nouvelles coordinations (et notamment les coordinations préventives) motrices l'exige. C'est ici la différence majeure avec l'entrainement de l'adulte.