Examens complémentaires

 

1)      La radiographie :

 

Une radiographie d’incidence antéro-postérieure et dans le plan de la scapula doivent être réalisées lorsque la douleur persiste après 6 semaines de repos et/ou de rééducation. Ces radiographies permettent d’éliminer des causes beaucoup plus rares (fracture de fatigue, infection, tumeur etc) [4].

 

2)      L’imagerie par résonnance magnétique (IRM) :


Si l' IRM est nécessaire, c’est l’examen susceptible d’être le plus utile pour déterminer la lésion de l'épaule du nageur. Dans la plupart des cas les résultats de l'IRM sont normaux chez le nageur. À l'occasion, l'IRM peut mettre en évidence une certaine augmentation du signal dans la substance du tendon du supra-épineux, ce qui indique une tendinopathie. Si du liquide est détecté dans la bourse séreuse sous-acromiale, cela peut témoigner d’une bursite avec une rupture partielle ou effilochage de la coiffe des rotateurs. Si une lésion du bourrelet est soupçonnée, un arthroscanner avec injection intra-articulaire de gadolinium doit être envisagé [4].

 

3)      L’injection sous-acromiale :


Cela peut être un test utile chez le nageur âgé qui n’a pas répondu à un repos et à de la de rééducation, ce qui suggère une rupture partielle ou complète de la coiffe des rotateurs. Lorsqu'elle est effectuée avec la lidocaïne seule, une injection sous-acromiale peut être à la fois un diagnostic ainsi et un moyen thérapeutique quand un corticoïde (par exemple, la méthylprednisolone) est ajouté. Le soulagement immédiat de la douleur suite à l'injection (comme en témoigne un résultat négatif au test de Neer) suggère une lésion de la coiffe des rotateurs et / ou de la bourse sus-jacente. L'addition d'un corticostéroïde à l'injection peut donner à l'athlète une longue période de soulagement de la douleur, qui dure des semaines ou des mois, au cours de laquelle un programme de renforcement de la coiffe des rotateurs peut être entrepris [4].